Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter

La présidence nigériane a confirmé, dans la soirée du 7 décembre, avoir lancé des frappes aériennes à Cotonou et déployé des troupes au sol pour soutenir le gouvernement béninois face à une tentative de coup d’État. Selon Abuja, l’intervention a été menée à la demande expresse des autorités du Bénin afin de « sauvegarder l’ordre constitutionnel ».
Dans un communiqué officiel, le Nigeria explique avoir reçu deux requêtes formelles du gouvernement béninois au moment où un groupe de militaires tentait de s’emparer de points stratégiques dans la capitale. Le président Bola Ahmed Tinubu a immédiatement ordonné l’envoi d’avions de combat dans l’espace aérien du Bénin pour déloger les putschistes de la télévision nationale et d’un camp militaire où ils s’étaient retranchés.
Un blindé de l’armée béninoise a d’ailleurs été aperçu devant le siège de la télévision nationale au plus fort de la tension, symbole de la résistance opposée par les forces loyales au président Patrice Talon.
Des troupes nigérianes déployées au sol
En plus des opérations aériennes, Abuja indique que des unités terrestres sont désormais engagées sur le sol béninois, toujours à la demande des autorités de Cotonou. Elles participent à des missions de sécurisation, de reconnaissance et de soutien opérationnel aux forces béninoises.
Le communiqué précise que l’aviation nigériane a également mené des opérations de surveillance coordonnées avec les forces béninoises pour évaluer la situation en temps réel.
Une intervention sous l’égide de la Cedeao
Le président Tinubu, également président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), a salué « l’engagement et la bravoure » des forces armées nigérianes. Il souligne que leur action s’inscrit « dans le cadre du protocole de la Cedeao sur la démocratie et la bonne gouvernance », dont le Nigeria est garant.
Selon lui, ce soutien militaire a permis de « stabiliser un pays voisin » et d’éviter une escalade qui aurait pu déstabiliser l’ensemble de la sous-région.