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La récente opération militaire américaine au Venezuela a provoqué bien au-delà de l’Amérique latine une onde de choc politique et stratégique. En Afrique, elle a suscité une réaction particulièrement remarquée : celle du président ougandais Yoweri Museveni. Dans une déclaration au ton martial, le chef de l’État a averti que le continent africain demeure dangereusement exposé aux pressions militaires extérieures, affirmant sans détour que les États-Unis ne seraient pas invincibles dans un conflit terrestre.
« Ils sont puissants dans les airs et sur les mers, mais sur terre, en combat rapproché, nous pouvons les battre », a lancé Museveni, rompant avec le langage diplomatique habituel. Une déclaration qui, au-delà de la provocation, révèle une lecture stratégique précise des rapports de force contemporains.
Un avertissement adressé à l’Occident
Pour le président ougandais, l’intervention américaine au Venezuela illustre une tendance persistante : l’usage de la force comme instrument de régulation politique mondiale. Selon lui, l’Afrique, riche en ressources naturelles mais fragmentée sur le plan sécuritaire, pourrait à son tour devenir une cible si elle ne renforce pas sa souveraineté militaire et politique.
Museveni inscrit ainsi son discours dans une tradition panafricaniste de méfiance vis-à-vis des grandes puissances, rappelant les épisodes passés d’ingérences étrangères sur le continent. Son message est clair : l’indépendance politique n’a de sens que si elle s’accompagne d’une capacité réelle de défense.