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Le Lycée d’Enseignement Technique et Professionnel de Lomé (LETP-Lomé) a vibré, ce jeudi 26 mars 2026, au rythme de la célébration de l’apothéose de la Journée internationale des droits de la femme. Organisée dans l’amphithéâtre de l’établissement, cette rencontre a rassemblé élèves filles, enseignantes et encadreurs autour d’un thème fort et interpellateur : « Éducation de qualité pour toutes les filles — plus qu’un droit, une exigence pour tous ».
Dans une atmosphère à la fois studieuse et engagée, les échanges ont été marqués par des interventions riches et inspirantes. Les oratrices du jour, Mesdames Togbui et Takeley, ont su captiver leur auditoire en mettant en lumière les enjeux majeurs liés à l’éducation des jeunes filles, aussi bien au Togo que dans le monde.
Partant d’un constat préoccupant, Madame Togbui a rappelé que, malgré les progrès réalisés par le gouvernement togolais ces dernières années, de nombreuses filles restent encore privées d’un accès équitable à une éducation de qualité. Elle a souligné que l’éducation constitue un droit fondamental, reconnu tant par l’État togolais que par les instances internationales, notamment les Nations Unies. Pour elle, garantir ce droit est une responsabilité incontournable pour toute société soucieuse de son développement.
Cependant, plusieurs obstacles persistent. Les traditions et pesanteurs socioculturelles, la pauvreté des familles, les violences en milieu scolaire, ainsi que l’insuffisance d’infrastructures adaptées figurent parmi les défis majeurs évoqués. Dans certaines communautés, la priorité accordée à la scolarisation des garçons continue de freiner l’épanouissement éducatif des filles, souvent reléguées au second plan.

Vue partielle des participants.
Prenant la parole à son tour, Madame Takeley a insisté sur la dimension collective de cet enjeu. « L’éducation des filles n’est pas seulement une question individuelle, c’est une exigence pour toute la société », a-t-elle affirmé avec conviction. S’appuyant sur des données de l’UNESCO, elle a rappelé que la scolarisation des filles contribue non seulement à améliorer leurs conditions de vie, mais aussi à stimuler la croissance économique et le développement durable des nations.
Les intervenantes ont également exhorté les élèves à devenir des actrices de leur propre réussite : s’investir pleinement dans leurs études, cultiver l’entraide, refuser toute forme de discrimination et dénoncer sans crainte les abus, notamment les violences sexuelles . Un appel a également été lancé aux parents, aux enseignants et aux autorités publiques afin de créer un environnement scolaire sécurisé, d’accompagner financièrement les familles et de promouvoir une véritable égalité des chances entre filles et garçons.
À travers cette initiative, le LETP-Lomé réaffirme avec force son engagement en faveur d’une éducation inclusive, équitable et de qualité. Plus qu’une simple célébration, cette journée se veut un véritable plaidoyer pour l’autonomisation de la jeune fille par le savoir, condition essentielle pour bâtir une société plus juste, prospère et équilibrée.