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Coup de force au Venezuela : la France salue l’initiative

La France a apporté un soutien explicite à l’initiative ayant conduit à la chute brutale du pouvoir en place au Venezuela. Dans une déclaration largement relayée par les médias, le président Emmanuel Macron a affirmé que « le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro et ne peut que s’en réjouir ». Une prise de position forte, qui marque un tournant significatif dans la diplomatie française à l’égard de l’Amérique latine.

Ce soutien intervient alors que les circonstances du changement de pouvoir à Caracas sont vivement contestées. Pour plusieurs États et observateurs internationaux, il s’agit moins d’une transition démocratique que d’un coup de force, soutenu de l’extérieur, et intervenu en dehors de tout cadre constitutionnel clairement établi. Malgré ces réserves, Paris a choisi d’aligner sa lecture des événements sur celle de ses alliés occidentaux, au premier rang desquels les États-Unis.

La déclaration du chef de l’État français contraste toutefois avec la prudence habituellement affichée par la diplomatie française, traditionnellement attachée au respect de la souveraineté des États et au principe de non-ingérence. Elle tranche également avec les discours régulièrement tenus par Paris sur la nécessité de solutions politiques inclusives et négociées dans les crises internationales.

Pour ses détracteurs, cette position illustre une application sélective du droit international. Ce qui est dénoncé comme un putsch ou une violation de la légalité constitutionnelle dans certains pays est, ailleurs, salué comme une « libération » lorsqu’il correspond aux intérêts stratégiques des grandes puissances. Le Venezuela, riche en pétrole et situé dans une zone d’influence historiquement disputée, n’échappe pas à cette logique.

Au-delà du cas vénézuélien, le soutien français soulève des interrogations plus larges sur l’évolution de l’ordre international. De plus en plus, les principes juridiques semblent céder le pas à une réalpolitik assumée, où chaque puissance agit dans ce qu’elle considère comme sa sphère d’influence. L’Amérique latine pour Washington et ses alliés, l’Europe orientale pour Moscou, d’autres régions du monde devenant des terrains de rivalités ouvertes.

MAGNAWOE koudjo
MAGNAWOE koudjo

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