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Les “prophéties” de Mouammar Kadhafi : entre mise en garde et héritage controversé

Ancien homme fort de la Libye, Mouammar Kadhafi a marqué l’histoire contemporaine de l’Afrique du Nord par ses prises de position tranchées et ses discours souvent percutants. À la veille de la chute de son régime en 2011, le dirigeant libyen avait multiplié les déclarations aux accents prophétiques, affirmant qu’il ne quitterait jamais sa terre natale et mettant en garde contre les conséquences d’une intervention occidentale.

« Je ne m’exilerai dans aucun pays étranger. Je suis né ici en Libye et je mourrai ici », déclarait-il, dans un ton mêlant défi et détermination. Une promesse qu’il tiendra jusqu’à sa mort, survenue en octobre 2011 à Syrte, sa ville natale, au plus fort du conflit déclenché dans le sillage du Printemps arabe.

Une mise en garde contre l’Occident

Dans ses propos, Kadhafi dénonçait ce qu’il considérait comme les véritables motivations de l’Europe et des États-Unis : « Ils aiment la richesse de votre pays, le pétrole et pas les gens ». Pour lui, l’intervention occidentale n’était pas motivée par la défense de la démocratie, mais par des intérêts stratégiques et énergétiques.

Ces déclarations ont trouvé un certain écho auprès de ses partisans, qui estiment que la chute du régime a plongé la Libye dans une instabilité durable. Depuis 2011, le pays a connu des divisions politiques profondes, des affrontements entre factions rivales et une fragmentation institutionnelle qui peinent encore à être résorbées.

L’ombre du terrorisme

L’un des passages les plus marquants de ses déclarations reste sa mise en garde contre « un terrorisme sans fin ». Après la chute du régime, la Libye est effectivement devenue un terrain d’implantation pour plusieurs groupes armés, dont des organisations djihadistes qui ont profité du vide sécuritaire pour s’implanter dans certaines régions.

Pour ses soutiens, ces événements confirment en partie les avertissements de l’ancien dirigeant. Pour ses détracteurs, en revanche, la responsabilité de cette instabilité incombe aussi à des décennies de gouvernance autoritaire et à l’absence d’institutions solides capables d’assurer une transition pacifique.

Héritage et débat

Plus de quinze ans après sa disparition, la figure de Kadhafi continue de diviser. Certains voient en lui un dirigeant panafricaniste ayant modernisé son pays grâce aux revenus pétroliers ; d’autres rappellent les restrictions des libertés publiques, la répression et l’isolement diplomatique qui ont marqué son régime.

Ses « prophéties », souvent relayées sur les réseaux sociaux, alimentent aujourd’hui encore les débats sur l’ingérence étrangère, la souveraineté nationale et les conséquences des changements de régime imposés par la force.

MAGNAWOE koudjo
MAGNAWOE koudjo

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