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Secrétaires volontaires d’école : Koffi Adani plaide pour leur reconnaissance et leur intégration

Secrétaires volontaires d’école : Koffi Adani plaide

Au Togo, la situation des secrétaires volontaires d’école suscite une réflexion sur leur statut, leurs conditions de travail et leurs perspectives professionnelles. À travers le Laboratoire de Réflexions et d’Actions pour un Mieux-Être Social, M. Adani Koffi Katoré porte leur voix et plaide pour une meilleure reconnaissance de leur expérience au sein du système éducatif.

L’école ne se résume pas aux enseignants et aux élèves. Elle repose sur un ensemble de composantes dont l’administration joue également un rôle essentiel dans son fonctionnement quotidien. Parmi les acteurs administratifs figurent les secrétaires d’école, dont le travail contribue à la gestion et au bon fonctionnement des établissements scolaires.

Pourtant, selon les témoignages recueillis auprès de secrétaires volontaires, leurs conditions professionnelles demeurent préoccupantes. C’est dans ce contexte que plusieurs d’entre eux se sont rapprochés du Laboratoire de Réflexions et d’Actions pour un Mieux-Être Social, dirigé par M. Adani Koffi Katoré.

Des conditions de travail jugées précaires

Selon le responsable du Laboratoire, les secrétaires volontaires dénoncent notamment l’absence d’un statut professionnel clairement défini, l’absence de sécurité sociale et de garantie de retraite ainsi que des rémunérations qui, dans certains cas, ne seraient pas à la hauteur de leurs qualifications.

« Nous travaillons sans statut. Nous n’avons pas de sécurité sociale, pas de retraite garantie, nos salaires ne sont pas en rapport avec nos diplômes, beaucoup n’atteignent pas le SMIG. Nous sommes les premiers à aller à l’école et les derniers à rentrer à la maison », rapportent-ils.

Ces témoignages mettent en lumière une catégorie de personnels qui estime contribuer quotidiennement au fonctionnement des établissements scolaires sans bénéficier, selon elle, d’une reconnaissance professionnelle correspondant à ses responsabilités.

L’expérience comme critère de valorisation

Dans sa réflexion, M. Adani Koffi Katoré fait le parallèle avec le plaidoyer en cours en faveur des enseignants volontaires, notamment l’idée d’une éventuelle absorption directe dans la fonction publique sur la base de l’expérience professionnelle.

Il estime que cette logique pourrait également être examinée pour les secrétaires volontaires d’école.

Pour lui, le nombre d’années d’expérience peut constituer un indicateur de la maîtrise du métier et de la capacité à assurer efficacement les missions administratives au sein des établissements.

Le plaidoyer ne viserait toutefois pas, précise-t-il, à favoriser « l’absorption des incompétents ». Il s’agirait plutôt de prendre en considération l’expérience accumulée par des personnes qui exercent déjà ces fonctions au quotidien.

« C’est l’école qui gagne »

Pour le responsable du Laboratoire, une éventuelle reconnaissance professionnelle des secrétaires volontaires pourrait également avoir des effets positifs sur leur motivation.

Il imagine notamment la « joie et la détermination » que ces personnels pourraient manifester si l’État décidait de leur offrir une perspective d’intégration dans la fonction publique.

Au-delà des bénéficiaires directs, cette réflexion est présentée comme une question liée au fonctionnement global du système éducatif. L’objectif serait de renforcer la stabilité et la motivation des personnels qui participent à la gestion administrative des établissements.

Une forte mobilisation féminine

Un autre élément mis en avant dans ce plaidoyer concerne la composition du mouvement. Selon M. Adani Koffi Katoré, plus de 90 % des secrétaires volontaires mobilisés seraient des femmes.

Cette forte présence féminine donne également au plaidoyer une dimension liée à la reconnaissance du travail des femmes dans le secteur éducatif.

Le responsable du Laboratoire invite ainsi à prendre en compte leur situation dans un contexte où la promotion et l’autonomisation des femmes constituent des enjeux régulièrement mis en avant.

Des fiches individuelles transmises aux autorités

Pour donner une dimension concrète à cette démarche, des fiches individuelles de plaidoyer ont été compilées. Elles devraient être transmises au Président du Conseil afin de porter officiellement les préoccupations des secrétaires volontaires.

Selon le Laboratoire, la collecte des informations a été maintenue pendant plus de quatre mois afin de permettre aux personnes concernées de participer au processus et d’éviter que certaines soient exclues faute d’informations.

Cette démarche traduit la volonté des initiateurs de documenter les situations individuelles avant de soumettre les revendications aux autorités compétentes.

Une demande de reconnaissance

À travers ce plaidoyer, le Laboratoire de Réflexions et d’Actions pour un Mieux-Être Social souhaite donc attirer l’attention sur la situation des secrétaires volontaires d’école et ouvrir une réflexion sur leur avenir professionnel.

La question centrale demeure celle de leur statut, de leur protection sociale, de leur rémunération et de la valorisation de leur expérience.

Pour M. Adani Koffi Katoré, une meilleure prise en compte de ces préoccupations participerait au bien-être des personnels scolaires et, par ricochet, au bon fonctionnement de l’école.

Le plaidoyer se veut ainsi un appel à la réflexion et à l’action en faveur d’un système éducatif dans lequel chaque catégorie de personnel pourrait trouver une reconnaissance correspondant à sa contribution.

MAGNAWOE koudjo
MAGNAWOE koudjo

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